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A6U1 (2)                   

 

 

 

 

 

  

 

L’Analyse Transactionnelle est une théorie de la personnalité humaine et de la communication interpersonnelle. Elle est une psychothérapie systématique en vue d’une croissance et d’un changement personnel. Elle constitue une philosophie qui prend en compte l’ensemble de l’être humain et elle met en lumière la compréhension de son fonctionnement interne et de son mode de communication.

 

L’Analyse Transactionnelle apporte un large éventail de concepts et de techniques qui viennent d’Eric Berne, médecin psychiatre et psychanalyste américain (1910-1970), créée dans les années 1950 et introduite en Europe dans les années 1970.

 

 

L’Analyse Transactionnelle en quelques mots :

 

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L’Analyse Transactionnelle permet de développer une meilleure connaissance de soi pour une bonne relation à soi et à l’autre, comprendre pourquoi la personne se comporte de telle manière, ainsi que le pourquoi et le comment du déroulement de sa vie, et permet d’explorer différentes manières de communiquer.

Elle est utilisée à partir d’une théorie profonde et minutieusement raisonnée.

 

 

 

 

 

 

 

Les idées de l’Analyse Transactionnelle sont exprimées dans un langage simple, en termes ordinaires à partir d’Etats du Moi Parent, Adulte, Enfant, Jeu, Scénario, Signe de reconnaissance (stroke) … C’est un aller-retour : passé, présent, avenir ; le Parent et l’Enfant sont tous les deux des échos du passé, l’Adulte une réponse « ici et maintenant ».

L’objectif de l’Analyse Transactionnelle est d’acquérir l’autonomie en apprenant à développer sa capacité à faire ses propres choix, librement et consciemment, en passant par une ouverture du champ de la conscience, de la capacité d’analyse, du développement de la spontanéité et de l’intimité.

 

 

    SE CONNAÎTRE PAR SES DIFFERENCES :

 

Les différences entre individus créent une distance qui permet de rompre la fusion ou la symbiose. Si on n’accepte pas que l’autre soit différent, on rejette sa propre identité et son droit d’exister comme individu unique.

Face à la différence, on adopte l’une ou l’autre des quatre attitudes  suivantes, allant de la plus primitive à la plus évoluée.

D’abord, on peut rejeter l’autre parce que ses différences nous menacent en s’opposant à nos habitudes et à nos valeurs. Il s’agit d’un rejet total.

Une autre attitude consiste à tolérer les différences chez l’autre. Cette attitude est un peu plus évoluée bien qu’elle indique encore que l’autre n’est pas accepté dans sa totalité.

Une troisième attitude plus évoluée consiste à accepter ces différences et à accueillir l’autre, ce qui suppose de l’empathie et du respect.

Et enfin, l’attitude la plus évoluée consiste à estimer l’autre, avec ou en dépit de ses différences. On estime l’autre personne pour ce qu’elle est.

Dans le contexte d’une relation, vouloir changer l’autre est souvent le reflet d’une intolérance aux différences. Il est reconnu que cela constitue une bonne source de conflits entre conjoints. Si l’on tient absolument à changer l’autre dans ses valeurs ou dans ses attitudes, on l’amène à se mettre sur la défensive pour protéger son identité. Vouloir changer l’autre pour le rendre semblable à soi-même, c’est se considérer comme un critère de perfection. C’est assez prétentieux …

Une relation d’attachement et de complicité confère une valeur à l’autre. Aimer l’autre veut dire l’apprécier dans son être fondamental ainsi que dans son apparence et son rendement (le paraître). On porte alors des jugements positifs sur sa personnalité et sur son fonctionnement, et ceux-ci sont guidés par la relation d’amour et de connivence qu’on entretient avec cette personne. On peut voir des attitudes et des comportements qui nous déplaisent et qui provoquent de mauvais sentiments ; mais l’amour et l’estime qu’on éprouve pour cette personne transcendent ces différences déplaisantes.

 

Le développement de l’enfant :

 

Stade oral primaire : 0 à 6 mois : la nourriture et les caresses

Stade oral secondaire : 6 mois à 18 mois : les activités exploratrices

Stade anal : 18 mois à 3 ans : la séparation

Stade génital : 3 ans à 6 ans : l’imaginaire et la fixation du scénario

Période de latence : 7 à 10 ans : activité créative et argumentation

(Les âges donnés ne sont que des moyennes. Un parentage inadéquat ou d’autres problèmes externes ou génétiques peuvent perturber sérieusement  cette évolution)

A propos de l’adolescence,  il s’y produit un premier recyclage des différents stades du développement, où les tâches restées en suspens depuis les premières années vont être reprises.

 A 13 ans, le jeune adolescent « a de nouveau 1 ans » : si ses besoins en nourriture et en caresses n’ont pas été suffisamment comblés, il remet en avant son besoin d’être nourri et touché.

A 14 ans, il « en a deux » : il est possible qu’il ressente le besoin de consommer la rupture de la symbiose ancienne, et que son entourage soit exposé à des crises de rage et des explosions de colère.

A 15 ans, il « a pour la seconde fois de trois à six ans » : il réévalue les premières ébauches de son scénario ; il peut changer des décisions anciennes et devenir plus indépendant.

De 16 à 18 ans, il « repasse par le stade de sept à dix ans » : beaucoup de discussions à propos des valeurs manifestent qu’il réévalue ce qu’il a incorporé dans son Etat du Moi Parent.

La vie commence à quarante ans :

Le recyclage de « l’âge moyen » débute vers quarante ans, le plus souvent entre trente cinq et quarante cinq ans : ce sont des années de changements, de réévaluation et de nouveaux départs. Les « tisonniers » incandescents de la jeunesse se sont refroidis. Les besoins de signes de reconnaissance se détournent de plus en plus des signes de reconnaissance internes pour se tourner vers les signes de reconnaissance externes. En même temps, les personnes reprennent des problèmes de relations qui n’ont été résolus que de manière incomplète ou insatisfaisante durant l’enfance et l’adolescence.

Le processus recommence : Vers 40 ans, on « repasse par l’âge d’un an » les besoins corporels prennent une place nouvelle. La personne explore à nouveau ses besoins en nourriture, que ce soit les restaurants, la cuisine fine, faire des exercices, se faire masser, apprendre de nouvelles activités et de nouveaux rythmes sexuels.

A 45 ans, chacun se débat dans les relations symbiotiques qu’il a établies dans son mariage et dans sa profession où, depuis dix ou quinze ans, travail et liens de collaboration ont absorbé une part de plus en plus grande de sa vie. Il s’y ressent comme paralysé, les contraintes le met en fureur ; colère et frustration explosent quand il veut explorer de nouvelles manières d’être autonome, de penser et choisir soi-même, sans pour autant se voir abandonné de ceux qui lui fournissent des signes de reconnaissance.

A 50 ans, on « repasse par l’âge de trois à six ans ». Le scénario et les décisions anciennes reviennent à l’avant plan. La personne a exploré et éprouvé des sources nouvelles de signe de reconnaissance et de nourriture. Elle a passé par la peur liée à la rupture. A présent, elle se met à réévaluer son style de vis dans son entièreté. Les hommes retournent en thérapie, refont leur scénario, redécident, et remplacent les messages contraignants liés à leurs injonctions par des Permissions internes : au lieu d’interdictions et de messages « Tu aurais dû … », ils installent du positif : « <Fais … », « Sois … ». Pour changer le scénario banal, les femmes peuvent participer à un groupe de thérapie, ou de conscientisation féminine.

A 55 ans, on « repasse par la période de sept à dix ans ». Souvent on considère une fois de plus son système de valeurs et l’on pose à ce niveau des choix importants. Souvent les valeurs religieuses sont reconsidérées, et parfois, réactivées. Les questions philosophiques prennent une importance accrue.

Lors des premiers stades du développement, comme lors du premier recyclage de l’adolescence, il arrive que certains n’obtiennent pas ce dont ils ont besoin. C’est aussi le cas lors de « l’âge moyen ». Ils se sentent mis de côté plus ou moins brutalement. Les gagnants de jadis peuvent ainsi terminer perdants.

 

Voici une liste de quelques « tisonniers » caractéristiques :

 

 

Injonctions de scénario

 

Messages contraignants

 

Messages permissifs

« N’aie pas de plaisir ! »

« Travaille dur ! »

 

« Fais-toi plaisir ! »

« Ne sois pas satisfait ! »

« Travaille plus ! »

« Fais plus d’efforts ! »

 

« Tu peux prendre ton temps ! »

« Ne sois pas toi-même ! »

« Sois renommé ! »

« Sois le meilleur ! »

 

« Sois toi-même ! »

« Tu peux te faire confiance ! »

« Les besoins des autres d’abord ! »

« Rend service ! »

« Fais plaisir ! »

 

« Tu peux aussi penser à toi ! »

« Ne demande pas pour toi-même ! »

« Aide les autres ! »

« Sauve-les ! »

 

« Tu peux demander pour toi ! »

« N’exprime pas tes sentiments ! »

« Sois fort ! »

 

 

« Tu peux exprimer tes sentiments ! »

 « Ne sois pas libre ! »

 

 « Dépêche-toi ! »

« Fais plaisir ! »

 

« Sois libre ! »

 

Le « tisonnier » fait avancer la personne jusque vers quarante ans : école professionnelle, formation spécialisée, ascension dans les organismes et dans la vie professionnelle, sans doute aussi mariage, naissance des enfants, construction de la maison et hypothèques, et finalement montée en grade et promotion comme cadre intermédiaire. Puis, souvent entre quarante et quarante cinq ans, une autre phase commence. Au fur et à mesure que les barrières à franchir pour un avancement supplémentaire s’élèvent, l’élan initial vers la réussite, qui avait mobilisé un temps et une énergie considérables, commence à l’enliser. Après tout, chacun ne peut  pas être P.D.G., ni même directeur. C’est à peu près à ce moment que le « tisonnier » se refroidit. Peu à peu, les besoins de la personne sont perçus différemment. Sa réussite financière est assurée. Elle possède une bonne part de ce que le monde moderne peut offrir en vue d’une vie confortable. L’éducation des enfants est en bonne voie, malgré peut-être quelques soucis pour le paiement des études universitaires. Ses messages contraignants internes s’adoucissent, elle considère que, si elle veut continuer à recevoir autant de signes de reconnaissance, elle est vouée jusqu’à la fin de sa vie à un travail tout aussi acharné, car elle ne peut attendre de son organisme suffisamment de signes de reconnaissance inconditionnels.

 

L’enclos OK de la gestion :

 

« Je ne suis pas OK – Tu es OK »

 

Réaction à la colère : frustration

 

Vision du conflit : négatif, nuisible aux relations

 

Approche des problèmes : par le processus de la tâche

 

Attitude face aux règles : les règles sont des devoirs

 

Style de gestion : abandon, accommodements

 

Attitude de base : « je m’en vais »

« Je suis OK – Tu es OK »

 

Réaction à la colère : confrontation

 

Vision du conflit : positif, occasion de croissance

 

Approche des problèmes : équilibre entre processus et objectifs

Attitude face aux règles : les règles sont des lignes de conduite

Style de gestion : développement, information, exploration, décision (en relation avec un objectif)

Attitude de base : « je vais de l’avant avec toi »

 

« Je ne suis pas OK – Tu n’es pas OK »

 

Réaction à la colère : méfiance

 

Vision du conflit : l’ignorer

 

Approche des problèmes : inefficace, forcée

 

Attitude face aux règles : les règles sont absolues

 

Style de gestion : défensif (attaque ou fuite)

 

Attitude de base : « je ne sais où aller »

 

« Je suis OK – Tu n’es pas OK »

 

Réaction à la colère : ressentiment

 

Vision du conflit : « l’organisation avant tout »

 

Approche des problèmes : par les objectifs de la tâche

 

Attitude face aux règles : les édicter et les renforcer

 

Style de gestion : contrôle, persuasion, renforcement

 

Attitude de base : « va-t-en »

 

« Je ne suis pas OK – Tu es OK »

Ce style de gestion est inefficace car les décisions sont laissées à qui veut les prendre ; il en résulte de l’incohérence dans le contrôle de la gestion, du flou dans la définition des objectifs, des communications inadéquates et, finalement, une perte de confiance.

 

« Je suis OK – Tu es OK »

Ce style de gestion peut être efficace et dynamique. Elle ne stagne pas dans des jeux de pouvoir, mais s’engage dans la coopération. Les personnes ont leur compte de signes de reconnaissance et ont des droits égaux, vu l’absence de jeux et de contrats secrets.

 

« Je ne suis pas OK – Tu n’es pas OK »

Ce style de gestion est faite de laisser aller. Elle conduit fatalement à des crises. Le syndrome « attaque ou fuite » est dominant.

 

« Je suis OK – Tu n’es pas OK »

Ce style de gestion est conduit par des règles que la personne édicte en vue de contrôler, de limiter et de perpétuer une symbiose avec l’autre. L’autre diminue sa capacité à retirer des signes de reconnaissance et adopte des schémas de comportements passifs. Ce qu’on lui donne à faire, il le fait avec soumission, c’est-à-dire qu’il se sur-adapte. Toutes ces formes de passivité se traduisent par une diminution de l’efficacité et une frustration croissante.

 

 

Etapes de la résolution Adulte des problèmes

 

L’efficacité de l’Adulte pour résoudre des problèmes ou traiter la réalité peut être diminuée par une contamination de Parent Critique et de l’Enfant Adapté :

 

Etapes de la résolution Adulte

des problèmes

Contaminations à partir du

Parent Critique

Contaminations à partir de l’Enfant Adapté

1-Repérage du problème

Refuser de considérer le problème

S’affoler ou se mettre sur la défensive

2-Choix de l’action

S’accrocher à la réaction traditionnelle

Réagir impulsivement

3-Mise en œuvre

Suivre les procédures établies

Agir de manière incohérente, se décourager

4-Feedback

Refuser de prendre connaissance des faits ou d’y ajouter foi

Survoler les faits, passer directement aux conclusions

5-Evaluation des résultats

Faire des erreurs de lecture, tirer des conclusions erronées

Se considérer comme atteint, personnellement, par les résultats

6-Continuer ou reconsidérer l’action

Reprendre les lignes de conduites antérieures

Abandonner, changer de position, se sentir mal à l’aise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Martine MIR - 32 Rue du Bel Air - 59790 RONCHIN - Tél. : 03.20.53.19.18 – 06.77.86.39.50  E-mail : martinemir@sollicitude.com

 

 

 

 

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Les profils de la personnalité

(Process Com)

 

ANTI SOCIAL  =   PROMOTEUR

Il n’y a que les défis qui l’intéresse et les gains rapides. C’est un aventurier. Il a besoin d’action, il ne tient pas en place plus de 2 H sans montrer des gestes d’impatience, voire d’agitation.
Ses moyens : l’adaptabilité, le charme, la séduction, et une bonne énergie vitale.
Ses plaisirs : les objets de luxe, les vêtements chers, les conquêtes, la vitesse, le jeu.

Souvent bronzé, c’est un sportif. Il accoste avec un sourire quelque peu enjôleur, genre play-boy. Il est fonceur avec sa question existentielle : « suis-je vivant ? ». Il se jette tête baissée dans l’activité et oublie parfois de réfléchir. Il cherche une forte dose d’excitation dans une courte période de temps. Il vit dans l’instant. Deux choses ont le don de l’irriter : les sentiments et la dépendance. La prise en compte des problèmes humains ne figure pas parmi ses passe-temps favoris. C’est un solitaire né. Quand il a des copains, il ne les garde pas longtemps. Sous son charme et sa persuasion affleure le côté manipulateur. Le plus stimulant pour lui c’est ce qui résiste, mais une fois la bataille gagnée, il se désintéresse rapidement. S’il ne peut agir, il se défoulera volontiers en créant des tensions autour de lui. Semer la zizanie constitue son symptôme habituel de détresse. S’il traverse une passe difficile, inutile de lui marquer de la compassion (cela équivaut à de la faiblesse). Son environnement obéit à la règle du luxe et du jeu (tapis épais, fauteuils rembourrés, trophées, tons rouges et noirs. Quand il veut quelque chose, c’est tout et tout de suite. Il peut vivre à crédit donc tensions et excitations négatives. Flambeur – tête brulée – ou tombeur sont ses « doux » noms.

 

HYSTERIQUE   =   EMPATHIQUE

Importance aux sensations - à la qualité humaine. Côté grand cœur – Personnalité de nature attentive aux besoins d’autrui - Compatissante – Sensible – Chaleureuse. Du mal de s’affirmer, de prendre sa place. Ponctue ses phrases de « peut-être » - « si je ne me trompe » d’une voix douce et infantile. Difficultés à dire non, à savoir situer ses limites. Sa grande peur : vieillir (qui équivaut à ne plus plaire). Tendance à faire moins que son âge. Tendance à hausser les sourcils. Son stress le plus sévère : rupture d’une relation affective significative. Souci de l’opinion que les autres ont de cette personne. Perçoit le monde à travers ses émotions.

Intègre les choses et les gens par le ressenti. Son meilleur ressourcement : des signes de reconnaissances positifs concernant sa personne. Cette personne aime qu’on l’aime. Etre aimée pour soi-même. L’amour inconditionnel : sa drogue numéro un.

Apparence physique soignée et plutôt de couleurs pastelles. Apprécie les bijoux et d’aller régulièrement chez le coiffeur.

Les objets ont une grande importance - Son environnement est confortable. A son domicile : musique douce et parfums discrets

Un être de communication qui exerce souvent dans la relation d’aide.

 

OBSESSIONNEL   =   TRAVAILLOMANE

Travail dur, ne compte pas ses heures. Difficulté d’arrêter son travail. N’a pas le temps. Sa question existentielle : « Suis-je compétent ? ». C’est un intellectuel ; une personne sérieuse. La logique est son leitmotiv – l’organisation est son péché mignon et le sens des responsabilités son pain quotidien. A force d’en porter, il a mal au dos. Son côté clean, de mise impeccable et soignée, les cheveux parfaitement taillés. Le front barré d’une ride soucieuse. Pas de sourire engageant ou de blague du jour au premier contact. Ne témoigne spontanément, ni chaleur humaine, ni sympathie. S’intéresse directement aux faits qui sont à traiter. Son équilibre psychologique dépend de sa planification. Son budget annuel est un chef d’œuvre. Son environnement est à l’image de son « look » : organisé – fonctionnel. L’ordre règne : chaque chose à sa place. Style de mobilier plutôt contemporain. Besoin d’être reconnu pour sa réflexion et ses réalisations sinon il est sous stress négatif. « Se détendre sans rien faire : c’est perdre son temps ! » « Travaille d’abord, tu profiteras plus tard ! »

 

PARANOÏDE   =   PERSEVERANT

Commence habituellement par les choses sérieuses. Sa fidélité, à des valeurs humanistes et éthiques, constitue des piliers

Il est l’ours au grand cœur. Les jours de tempête, ses airs d’apôtre impitoyable donnent l’impression d’avoir commis toutes les fautes du monde. Ce qui frappe, c’est son regard. Perçant, attentif, il peut sembler sévère. Son don d’observation est grand, et il en fait usage pour évaluer tout ce qui l’entoure. Phénomène pas toujours confortable pour les proches, il a un haut niveau d’exigence, tant pour les autres que pour lui-même. C’est un être d’engagement, tant dans la vie professionnelle que la vie sociale.

Se sent investi d’une mission pour laquelle il se dévoue entièrement : transmettre les valeurs aux enfants (lui-même héritées des parents) jusqu’à soulager la misère du monde. Se sentir reconnu pour ses opinions, voilà ce qui est motivant. Il a besoin de convaincre, d’avoir la conscience du devoir accompli. Sa référence, c’est ce qu’il croit. Il constitue un pôle de stabilité dont il partage les valeurs, mais peut devenir un infatigable opposant et contradicteur. Il est persévérant. Il se fixe un objectif et a besoin d’aller au bout de ses projets. Il déteste être interrompu et aime discourir. Il perçoit le monde à travers le filtre de ses convictions.

Il est plus naturel pour lui d’interpréter que d’analyser. Son point faible est l’écoute car sa motivation naturelle consiste d’abord à être entendue. Il peut souvent couper la parole, parce qu’il poursuit son idée. En groupe, il n’est pas rare qu’il reste silencieux dans les premiers temps, tout occupé à évaluer ce qui se passe. Il s’habille dans un style classique. Motivé par tout ce qui a trait aux racines. Il arrive qu’il ait des colères aussi violentes que brèves. Ce que certains appellent soupe au lait. Ces orages ne portent pas à conséquence… ils passent mais possibilité de plusieurs jours pour s’en remettre. Il ne voit que ce qui ne va pas. Est d’un naturel méfiant. Aime communiquer à partir d’échanges d’opinions et aura besoin de beaucoup d’informations pour changer sa conviction.

Sous stress négatif, il focalise sur les erreurs des autres, et devient de plus en plus rigide. Peut devenir intolérant et faire littéralement fuir ses auditeurs. Sa question existentielle : « suis-je digne de confiance ? »

 

PASSIF-AGRESSIF   =   REBELLE

Tendance à rechercher l’amusement partout et à toute heure. Le sens de l’humour. Individualiste mais besoin de contact.

Expression spontanée et ludique. Fait sourire et stimule le côté enfant de chacun. Personnalité créative qui bouillonne d’idées et de désirs. N’aime pas les exigences et qu’on soit directif. Horaires élastiques.  Vêtements originaux. Vit dans l’instant présent.

Besoin de stimulation « bonnes vibrations » : du style : affiches, couleurs vives, musique, mobilier original

De nature émotive : adore ou déteste. Sa question existentielle : « suis-je acceptable ? »
Les Rebelles peuplent généralement les professions artistiques et tous les métiers faisant appel à la créativité personnelle.

 

SCHIZOÏDE   =   REVEUR

Ses besoins sont la solitude et le temps. Ne pas l’obliger à discuter de tout. Calme, imaginatif et réfléchi. Ce qui frappe au premier abord, c’est son côté absent. Cherche peu l’interaction ce qui pourrait laisser penser qu’il l’évite. Vit une intense vie intérieure dont rien ne transparaît en surface. Les vêtements sont selon le temps qu’il fait ou pour le confort, sans tenir compte de l’esthétique, des couleurs ou du style. Toujours vêtu de la même façon. L’aspect d’ensemble reste nature. Lieu de travail comme lieu de vie : simple

Le principal est de pouvoir s’isoler : « pour vivre heureux, vivons cachés ! » Son retrait est simplement une façon de fonctionner et ne signifie pas un manque d’intérêt pour les personnes qui l’entourent. Sa sécurité, c’est son monde intime. Il y puise une grande capacité d’introspection et de réflexion.  Dans le but de se protéger, il adopte le comportement de couverture. Quelqu’un de facile à vivre. Se trouve à l’aise dans les tâches concrètes, les travaux manuels qui lui permettent de poursuivre son voyage intérieur et nécessitent peu de communication. Besoin de recevoir des directives précises et de rester libre de ses moyens. Ne prend guère d’initiative. L’action n’est pas vitale et se met en route sur des impulsions extérieures. Préfère sa tranquillité à la recherche du pouvoir. A horreur de se mettre en avant ou de se faire remarquer. Est parfois mal compris. Cherche à faire plaisir pour ne pas provoquer de vagues ou adopte le comportement neutre. Sa question existentielle : « Suis-je voulu ? » Ne prend pas de nouvelles des autres mais est content s’il en reçoit.